Christ Sauveur à Saint Maurice l’Exil

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La population de Saint Maurice s’étant développée de manière très importante à cause de la construction du barrage sur le Rhône et du projet de centrale nucléaire ; il fut décidé de construire une grande église, située à l’endroit qui serait, pensait-on, le centre de la future commune. Le projet d’un architecte grenoblois fut retenu. Les moyens étaient limités car ce fut le diocèse et les chrétiens de la paroisse qui financèrent la construction et en assurent l’entretien. C’était la mode du béton et du bois, ce qui donne une acoustique très bonne.
Elle fut inaugurée pour la messe de minuit en 1967. Depuis elle permet de grands rassemblements.


Eglise Saint Blaise du vieux village

Il est regrettable que l’on retrouve peu de traces de l’histoire de l’église Saint Blaise de Saint Maurice l’Exil. Elle date vraisemblablement du début du XIIème siècle ; c’était l’ancienne paroisse « Saint Genès de Souers ».
« Saint Maurice est la patrie de Saint Pierre de Tarentaise qui y naquit en 1102, et l’on s’explique difficilement que le patron de la paroisse soit Saint Blaise.
Le jeune Pierre fit sa première communion dans la chapelle dominée par le vieux clocher plus de dix fois séculaire. L’entrée de l’ancienne église, entourée du cimetière, était du côté du Rhône. L’église actuelle, sauf le clocher et sa chapelle enclavée qui était le chœur, a été rebâtie en 1830. On conserva sans doute le clocher et quelques parties des murs à cause de leur solidité et du manque de ressources car le pays, d’alors, était pauvre. L’entrée de l’église fut alors pratiquée du côté du village et la porte fut faite à droite à cause du clocher, ce qui a donné à la façade un cachet aussi disgracieux que contraire à l’architecture. Les archives mentionnent deux bénédictions de cloches en 1809 et 1911.
On peut voir à l’intérieur une peinture d’un enfant du pays, le peintre Robert Dugas ; elle recouvre tout le chevet soit un hémicycle de 9 mètres. Elle comporte 26 personnages grandeur nature et représente la méditation de la Sainte Vierge. Un autre tableau du même peintre décore la chapelle Saint Pierre de Tarentaise. »

D’après le Père Jules Baritel curé de Saint Maurice de 1907 à 1938

Cette église est fermée au culte, par arrêté municipal, pour cause d’insalubrité depuis 25 avril 2000 par M. Charvet, maire de Saint Maurice l’Exil. Elle attend impatiemment de retrouver une nouvelle jeunesse.


Chapelle Saint Barthélemy (quartier de Givray)

« La chapelle de Givray est déjà mentionnée en 1293 ; Capellanus, Sti Barthoméi de Givret. Chapelle Saint Barthélemy.
Elle fut d’abord la chapelle du château ou du Seigneur. Elle devient peu à peu paroissiale ; on la retrouve sous ce titre en 1523 et elle reste paroissiale jusqu’à la révolution. On retrouve des traces de la bénédiction de deux cloches : le 30 juillet 1711 j’ai béni 2 cloches, l’une pesant 191 kg et l’autre 92 kg, données à l’église paroissiale de Givray par M. François Brionnais de Givray.
Le culte y fut sans doute suspendu de 1792 à 1820. La chapelle délaissée tombe alors dans un état de délabrement complet. Ce fut à tel point que les gens demandèrent eux-mêmes à la commune de Saint Maurice de la vendre. Il y a eu une délibération du 21 avril 1812 pour vendre la chapelle. Les gens se ravisèrent sans doute car une souscription fut faite et la chapelle fut rachetée au nom de cinq acquéreurs. »

D’après le Père Jules Baritel curé de Saint Maurice de 1907 à 1938

Le service reprit donc vers 1820 pour continuer, avec des alternatives jusqu’aux environs des années 1970.
Depuis beaucoup de dégradations et de vols ont eu lieu ; elle a notamment été vidée de tout son contenu.

En accord avec M. le Préfet de l’Isère, Monseigneur de Kérimel, évêque de Grenoble, a désacralisé cet édifice et l’a remis dans les mains de la municipalité de Saint Maurice l’Exil pour une occupation à des fins culturelles. La Paroisse apprécie cette décision.
La municipalité a entrepris la restauration.