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pour aborder le choix du parrain et de la marraine

Le concile Vatican II a redonné la première place aux parents dans la célébration des baptêmes de bébés. Mais le rôle du parrain et de la marraine reste essentiel car ils s’engagent à soutenir leur filleul dans sa vie chrétienne.

Comment choisir le parrain et la marraine ?

Chaque année en France, environ 310 000 enfants (soit 40% des 835000 naissances) et 20000 adolescents et adultes sont baptisés dans l’Église catholique en présence d’un parrain et d’une marraine. Quand il s’agit d’un petit enfant, ce sont les parents qui les choisissent, avant la naissance, selon l’estime, l’amitié ou le lien de parenté qu’ils ont avec eux. Il est recommandé de prendre un parrain et une marraine qui s’intéresseront vraiment à leur filleul, qui sauront créer avec lui un lien personnel d’affection selon des formes adaptées à l’âge de l’enfant et qui seront aptes à remplir auprès de lui un rôle de chrétiens.

Quand il s’agit d’un adulte qui demande le baptême, il désigne lui même son parrain et sa marraine en privilégiant davantage leur rôle de chrétien. Pour la confirmation, il est recommandé à l’adolescent de garder le parrain et la marraine de son baptême, afin de montrer le lien entre les deux sacrements. Il peut toutefois en choisir d’autres si les liens se sont distendus.

Quelles sont les conditions pour être parrain ou marraine ?

Elles sont énumérées dans le code de droit canonique (n° 873 et 874). Être âgé de 16 ans (à moins d’une dispense de l’évêque), catholique baptisé (certaines paroisses demandent même un certificat de baptême) et confirmé (ou au moins être allé au catéchisme et avoir fait sa première communion); ne se trouver sous le coup d’aucune peine canonique; n’être ni le père ni la mère de l’enfant ; mener une vie en cohérence avec l’enseignement de l’Église même si cela n’est pas explicite dans le code. « Pour bien des jeunes parents, il est désormais difficile de trouver des adultes répondant à toutes ces exigences», constate Serge Kerrien, diacre, délégué épiscopal du diocèse de Saint-Brieuc. Dans ce cas, un seul parrain ou marraine suffit. De même un protestant, un anglican ou un orthodoxe peut être choisi (mais il signera le registre du baptême en tant que « témoin »), à condition cependant que l’autre parrain ou marraine soit catholique. En revanche, il n’est pas possible de prendre une personne qui n’a pas la foi chrétienne (un juif, un musulman, un athée…) puisque le parrainage est un engagement au service de la foi chrétienne et de sa transmission.

Quel est leur rôle pendant le baptême ?

Lors du baptême d’un enfant, ils sont souvent invités, au début de la célébration et à la demande du célébrant, à exprimer la manière dont ils conçoivent leur rôle pour soutenir leur filleul dans sa vie chrétienne, l’aider à grandir dans la foi, en priant pour lui et en étant présents lors de sa première communion, sa profession de foi, sa confirmation. Au cours de la célébration, ils peuvent lire l’un des textes ou la prière universelle et ils professent leur foi (sous forme de dialogue avec le célébrant). « Il y a cinquante ans, comme l’enfant était baptisé peu après sa naissance et que la mère était encore souvent alitée, c’était la marraine qui tenait le bébé au-dessus des fonts baptismaux », poursuit Serge Kerrien. Aujourd’hui, c’est généralement la mère qui tient l’enfant et l’essuie après que le prêtre l’a immergé ou lui a versé l’eau sur la tête ; la marraine, elle, enfile le vêtement blanc à l’enfant. Quant au parrain, il allume au cierge pascal la bougie du nouvel « enfant de Dieu », symbole de sa mission de « lumière pour le monde ».

Lors du baptême d’un adulte, le rôle du parrain et de la marraine au cours de la célébration est plus important : ils présentent leur filleul qu’ils ont aidé à se préparer au baptême. Quelques semaines auparavant, au moment de « l’appel décisif » par l’évêque (ou son délégué), ils se sont avancés publiquement avec leur filleul pour répondre de son cheminement de catéchumène.

Dans les deux cas – enfant ou adulte baptisé –, le parrain et la marraine signent sur le registre des baptêmes. Et s’ils ne peuvent participer à la célébration, ils ont la possibilité de s’y faire représenter après avoir donné procuration.

Quels cadeaux peut-on offrir à son filleul le jour du baptême ?

Il est préférable d’opter pour un cadeau religieux. S’il s’agit d’un bébé, le parrain et la marraine offrent habituellement une médaille (avec une chaîne), du Christ ou de la Vierge Marie qui peut être bénie à la fin du baptême. S’il s’agit d’un enfant d’âge scolaire, d’un adolescent ou d’un adulte, on peut lui offrir une Bible (ou le « Missel des dimanches »), un crucifix, une icône, une statuette de la Vierge…

Quel est leur rôle après le baptême ?

Quand il s’agit d’un enfant, ils s’engagent à aider les parents dans leur responsabilité morale. En cas de décès des parents, leur rôle se trouve renforcé – mais la loi civile ne leur reconnaît aucun statut particulier et ils ne sont pas tenus d’assumer la garde de l’enfant. Quand il s’agit d’un adulte, ils doivent être un exemple de vie et une aide pour entretenir la foi du néophyte (nouveau baptisé). Après le baptême, il s’agit donc pour le parrain et la marraine de vivre une véritable parenté spirituelle avec leur filleul. « On gagnerait à prévenir les jeunes couples, dès la préparation au mariage, qu’ils auront à choisir des parrains et marraines pour leurs futurs enfants, afin de ne pas seulement vouloir faire plaisir à des amis mais aussi pour assumer un vrai témoignage chrétien », estime Serge Kerrien qui milite pour que le parrain et la marraine soient invités « au moins à une réunion » de préparation au baptême.

Le parrainage est un engagement au service de la foi chrétienne et de sa transmission.

Claire LESEGRETAIN (La Croix 20.02.2011)


Ondoyer
D’après le Robert, le mot tire son origine du nom féminin « onde », du latin unda (« eau courante » au e XII siècle). Il signifie tout d’abord remuer, bouger de façon sinueuse, se mouvoir en s’élevant et s’abaissant alternativement, croître ou décroître successivement. Par extension, il signifie manquer de constance, de fermeté dans ses opinions, adopter avec souplesse des idées différentes, des attitudes diverses. Dans la liturgie catholique, il désigne l’acte de baptiser par ondoiement, c’est-à-dire d’effectuer un baptême simplifié ou d’urgence où seule l’ablution baptismale est faite, sans les rites et prières habituels.
Du Moyen Âge jusqu’au XVIII siècle, un tiers, autre que le père et la mère, répandait ainsi de l’eau sur la tête du nouveau-né, au nom des trois personnes de la Sainte Trinité, sans observer les autres cérémonies du baptême. Traditionnellement, un enfant était ondoyé à la naissance, si celle-ci avait été difficile ou s’il semblait mal en point, pour empêcher son âme d’errer dans les limbes, avant d’être porté à l’église et de recevoir le sacrement régulier du baptême.