histoire de la paroisse

      

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Dans la joie, au cours d’une très belle et très priante Eucharistie, la Paroisse Saint Pierre en Pays Roussillonnais a été reconnue le 28 septembre 2003 en l’église Saint Jean Baptiste du Péage de Roussillon, par Monseigneur Mouïsse, alors évêque de Grenoble.

       Quelques extraits de son homélie lors de cette célébration :

       «Frères et sœurs,
       C’est un grand jour que nous vivons ensemble, celui de la reconnaissance de la paroisse Saint Pierre en Pays Roussillonnais. Vous l’avez préparé depuis longtemps, ouverts aux appels de l’Esprit Saint qui vous a invités depuis plusieurs années à «oser l’Eglise» aujourd’hui de manière renouvelée dans notre monde qui bouge…
       Aussi je vous invite avec insistance, enfants, jeunes, adultes jeunes et âgés, femmes et hommes, à prendre pleinement votre place dans votre nouvelle paroisse…
       Frères et sœurs, n’entendons-nous pas la voix de l’Esprit Saint en ces temps qui sont les nôtres ? Ne sentons-nous pas qu’une nouvelle manière de vivre en Eglise est en train de naître ?
       Il nous faudra beaucoup de patience, de compréhension, de respect, d’amour fraternel parce qu’elle est longue à venir la naissance d’une paroisse…Elle grandira doucement comme grandit un enfant soutenu par ses parents.
       Laissons-nous guider par l’Esprit.
       Recentrons nous sur Dieu et non sur nos certitudes et nos habitudes…
       Il nous fait confiance tellement il nous aime !
       Ensemble dans le respect de nos diversités, de nos limites et de nos richesses, vous serez des prophètes, c’est-à-dire des porteurs de la Bonne Nouvelle, de l’amour en Pays Roussillonnais.»

       Désormais, les cloches des églises d’Auberives sur Varèze, Chanas, Cheyssieu, Clonas sur Varèze, Le Péage de Roussillon, Roussillon Saint Jacques et Notre Dame des Cités, Saint Alban du Rhône, Saint Maurice l’Exil, Salaise sur Sanne sonnent à l’unisson de la Paroisse Saint Pierre en Pays Roussillonnais.

Saint Pierre de TarentaiseEt pourquoi St Pierre?

Il est né en 1102 à Saint Maurice l’Exil (Isère).
Ce petit berger dauphinois est un enfant prodige. Gardien vigilant de ses moutons, il mémorise entièrement le psautier.
Il entre en 1122 dans l’Ordre Cistercien, à l’abbaye de Bonnevaux.
En 1132 l’abbé Jean l’envoya fonder l’abbaye de Tamié en Savoie. Il en fut le premier abbé et le supérieur pendant près de 10 ans, de 1132 à 1141. Son rayonnement devint vite important au point qu’il fut nommé, bien malgré lui, évêque de Tarentaise en 1141. Il n’accepta que sur l’ordre du Chapitre Général et les encouragements de Saint Bernard sa nomination. Il conserva, tout au long de son ministère épiscopal, des liens étroits avec l’abbaye qu’il avait fondée.

En 1150, c’est lui qui vient en consacrer l’église. Il se donne avec zèle à sa nouvelle tâche, visite les paroisses, réforme le clergé, reconstruit la cathédrale, s’occupe des pauvres. Il institue à Moûtiers une distribution de pain chaque année, au mois de mai, quand les réserves étaient épuisées chez les plus démunis et les récoltes pas encore mûres. Une rue de Moûtiers conserve le souvenir de cette institution qui dura jusqu’au 18ème siècle sous le nom de Pain de Mai.

Pierre était un homme bon et charitable, un pacificateur aussi.

Il fut surtout célèbre pour ses innombrables missions de médiation et de pacification entre les communautés religieuses ou entre l’Eglise et les grands féodaux de la région.

Pierre, l’archevêque de Tarentaise était un homme de paix et de réconciliation.

C’était son charisme que de réconcilier le Pape avec l’Empereur, les rois de France et d’Angleterre, le comte Humbert III de Savoie et l’évêque de Belley, Saint Anthelme…
Lors de la nomination par l’empereur Frédéric Barberousse d’un antipape Victor III, l’archevêque de Tarentaise fut le premier sujet de l’empire à se déclarer ouvertement pour le pape légitime, Alexandre III (1159-1181). Il défendit efficacement la cause de ce dernier contre Victor IV, l’antipape à la solde de l’empereur. Il poursuivra bon gré mal gré sa tâche ingrate de conciliateur et d’administrateur : faiseur de paix, inlassable distributeur d’aumônes, constant soutien du pape. Le “bien-avisé” conseillait à merveille les plaideurs abusifs : “Pas de disputes à propos des biens matériels ! vous y perdriez vite vos deux richesses : celles du ciel et celles de la terre.”

L’ordre cistercien suivit son exemple. Alexandre III désira rencontrer son défenseur, et lui donna diverses missions de réconciliation.

En 1173 il fut convoqué à Rome par Alexandre III qui l’enquérit de faire le médiateur entre Henri II d’Angleterre et de Louis VII de France, mais sentit ses forces décliner pendant le voyage. Il s’arrêta à l’abbaye de Bellevaux, monastère cistercien en Franche-Comté, et mourut le 14 septembre 1174.

Le pape Célestin III le canonisa en 1191, devenant ainsi Saint Pierre de Tarentaise, un des trois seuls cisterciens officiellement canonisés.
Il est fêté le 8 mai.

Saint Pierre de Tarentaise