Saint Juste à Salaise sur Sanne

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« La construction de cette église commencée en 1878 s’est poursuivie jusqu’en 1881. Cette église est dédiée à Saint Juste de Saint Claude et c’est sous ce vocable qu’elle a été consacrée le 30 juin 1896 par Monseigneur Fava, évêque de Grenoble.
Les plans de l’église sont l’œuvre de l’architecte Pierre Bossan. C’est lui qui a conçu les basiliques de Fourvière et d’Ars ; Il a aussi dessiné celle de La Louvesc.
L’église est de style néo-roman tel qu’il a été pratiqué à cette époque. Mis à part le mur pignon de la façade nord, les autres murs sont en galets roulés. Ils portent tous les six ou sept rangs un lit de roches granitiques du massif du Pilat. Dés qu’on pénètre à l’intérieur, on redécouvre le plan typique des églises romanes qui a pour base la croix latine. La nef est coupée aux deux tiers environ par un transept perpendiculaire. La toiture est voûtée en plein cintre.
La chapelle Est est réservée à la Sainte Vierge ; de ce côté, la sacristie est adossée.
Côté ouest du transept, la chapelle de Saint Joseph est solidaire du clocher.
Sous le maître autel, la relique de Saint Juste si honorée par nos pères, enrichit notre église depuis 1885 après avoir fait la gloire de l’ancien prieuré.
Le clocher a un toit en pavillon carré très sobre. Il abrite deux cloches ; la plus petite (270 kg) au timbre agréable s’appelle Marie, la plus grosse (600 kg) s’appelle Charlotte Hélène. »

La vieille église du prieuré
« En 847 les moines (4 ou 5 dont un prieur) fondent le prieuré ? Peu à peu s’édifie aux XIème et XIIème siècles une église monumentale.
Les Seigneurs de Roussillon avaient leur sépulture au prieuré.
Il y a au prieuré, au moins quatre personnes : le prieur, le sacristain, un moine et le curé de la paroisse qui est leur commensal.
Au XVème siècle l’église d’origine est partiellement détruite par les guerres et n’est que partiellement relevée.
En 1604, Les Jésuites firent des démarches auprès du roi, et du pape pour obtenir que les revenus du prieuré soient affectés à l’entretien d’un collège qu’ils voulaient établir. Ils arrivèrent à leur fin, et le Recteur du Collège de Vienne devint le prieur de Salaise, héritant de ses droits et de ses charges. En 1741, l’archevêque de Vienne trouva l’église en si mauvais état, qu’il l’a fit interdire au culte. En 1748, elle fut restaurée mais la Compagnie de Jésus est supprimée et le collège est confié à des prêtres séculiers et le prieuré remis à un administrateur laïc. A la révolution, en 1789, les biens du prieuré furent aliénés et les archives détruites. La Terreur passée, l’exercice du culte est à nouveau autorisé ; une commission procède à la vérification des reliques qui étaient murées dans la crypte.
Le conseil municipal de l’époque décida de faire enlever le toit de l’église désaffectée. La vente des tuiles et du bois de charpente leur permit de récupérer un peu d’argent, car l’église neuve avait sérieusement grevé leur budget ; et il pensait ne plus avoir à entretenir une ruine … »

                                                                                                                                                                                                    D’après Notre village : le Vieux Salaise d’André Buisson.

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