Saint Clair à Saint-Clair du Rhône

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 La Croix des mariniers

Bien que riverains du Rhône, Saint-Clair n’est pas un village de mariniers comme Les Roches, néanmoins la paroisse détient une authentique croix des mariniers.
Et ce, grâce à la générosité de Mme André qui a fait don à la paroisse d’une croix à laquelle son père M. Louis Cuilleron tenait beaucoup.

Que représente la Croix des Mariniers ?
Tous les éléments qu’elle porte représentent à la fois des phases de la fin de la vie du Christ et des pièces particulières à la vie des hommes du fleuve.
Sur le bras horizontal de la croix, nous pouvons reconnaître le calice qui rappelle l’institution de l’Eucharistie, ainsi que les outils de la Passion. Sur le montant vertical, la bourse et l’argent jetés par Judas dans le temple, la tunique et les dés qui servirent à la tirer au sort, le cœur transpercé et le coq du reniement de Pierre. La lance et le roseau sceptre dérisoire du “Roi des Juifs” encadrent l’ensemble.
Certaines autres pièces touchent de plus près la vie de ces hommes : le fouet pour faire avancer les chevaux, les lanternes qui, au nombre de trois permettaient de positionner le convoi de péniches sur le fleuve.
Les glands qui pendent sous le bras horizontal rappellent qu’au temps des druides le chêne était un arbre sacré. Les quilles qui parfois s’intercalent sur la partie horizontale marquent la place du jeu chez les mariniers. Enfin, le soleil à gauche, la lune à droite symbolisent leur influence sur la navigation, le poulain et le palonnier illustrent les outils nécessaires à la traction et au déchargement.

L’origine de la croix des mariniers ou croix d’équipage
Jusqu’à l’arrivée des bateaux à vapeur, vers 1850, un important trafic fluvial était assuré sur le Rhône.
Le fleuve était bordé, côté Riaume et côté Empi, d’un chemin de halage qui permettait, à l’aide de chevaux de tracter des “trains de bateaux”.
A la tête de ces équipages et de leurs mariniers, il y avait un “patron”.
Sa barque portait à l’avant, une croix en bois qu’il avait confectionnée lui-même.
C’est ce qui explique la rusticité de la croix offerte par Mme André, et ce qui en garantit l’authenticité.

Nous remercions vivement Mme André de nous avoir offert ce précieux témoignage de notre histoire locale.
(« D’une rive à l’autre » magazine de la Paroisse Frédéric Ozanam)

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