Paroisse St Pierre en Pays Roussillonnais diocèse de GRENOBLE VIENNE (38)

COVID-19 – Historique des homélies et méditations après Pentecote

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Homélie dimanche de la Ste Trinité 2020

Qu'est-ce qui fait le poids d'une vie ? Qu'est-ce qui fait qu'une personne nous marque plutôt qu'une autre ? Entrons dans nos souvenirs d'êtres chers qui nous ont quittés : que retenons-nous des personnes parties pour l'au delà ?

Thierry MERLE (Diacre)

Leur intelligence ? Leur argent ? Leur apparence physique ? Ou bien leur faculté à nous avoir écouté, nous avoir rassuré, nous avoir montré ce qui est fondamental ; leur souci de se tourner vers les autres aussi ; en un mot… le poids de leur humanité…

Cela nous pose la définition de l'homme et nous ramène à ce court passage d'évangile où le Christ nous dit de croire pour éviter le jugement. Toute la question que nous avons tendance à esquiver de nos jours c'est d'ailleurs : est-ce que l'on peut être sauvés sans croire ; est-ce que l'on peut être sauvés sans être baptisés… Il y a 50 ans, la réponse était clairement non. Aujourd'hui, face à la masse de ceux qui sont en dehors, on peine à répondre, ou alors on se fabrique nous même une réponse humaniste ; mais notre pensée et nos avis n'ont jamais créé la vérité.
La seule Vérité vient des écritures donc de Dieu. Et c'est là que les lectures de Saint Paul sont très éclairantes : « Frères, cherchez la perfection (ce qui veut dire que l'on peut tendre vers, mais jamais y parvenir), soyez d'accord entre vous (voilà un beau programme au travail, dans les associations et même dans les familles…) et soyez dans la joie. Alors Dieu sera avec vous. »

Alors me direz-vous, il y en a tant qui rentrent dans ce profil sans avoir la foi ; et c'est vrai. Mais pour autant, ceux qui ont la foi doivent coller davantage à ce profil. Un peu comme les jeunes à l'école ou au lycée : même si il y en a toujours quelques uns dans les coins de classe qui ne font rien, globalement l'école obligatoire à élevé le niveau d'instruction. De même nous qui sommes là dans cette église, nous devrions être en tête pour la paix entre les hommes, pour la justice, la bonté, la charité…

Oui, mais malgré les exhortations de Paul, nous restons pécheurs, et nous pouvons être prisonniers de ce péché. Croire en Dieu et croire en son humanité pécheresse ne fait qu'un. Il nous faut comprendre le mal et le malheur, et je dirais même que pour le comprendre, il faut croire en Dieu. Sinon, ce mal ronge nos sociétés, et les amènent à se retourner sur elles mêmes sans réponse et sans consolation. On le voit dans la masse informe de ceux pour qui Dieu ne dit rien, et qui passent des plaisirs artificiels les plus fous, aux malheurs les plus impossibles à vivre…

Oui, l'humanité est pécheresse, mais ce péché ne s'entend que par le pardon infini du Père, racheté par ce Fils, venu pour nous sauver. Et la compréhension ne peut se faire que par l'Esprit Saint. Voilà cette Sainte Trinité que nous fêtons aujourd'hui, et qu'il n'est pas utile de vouloir enfermer dans des études sans fin pour savoir comment un Dieu peut être dans trois personnes à la fois. Un Dieu Père et créateur de toutes choses, envoie son Fils unique pour nous visiter et nous racheter, et son Esprit pour vivre de sa Parole et de son pardon depuis le jour de la Pentecôte.
Cet Esprit immatériel, qui nous fait entrer en communion déjà avec ce Dieu immatériel, et tous ceux qui nous ont précédés, et qui sont dans le monde immatériel de Dieu.

Que la grâce de Jésus Christ, l'amour de Dieu le Père, et la communion de l'Esprit Saint soit toujours avec nous tous !

Thierry Merle diacre  06 06 2020

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Dimanche 14 juin 2020

Solennité du Saint-Sacrement, corps et sang du Christ.

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Cette chair que le Christ livre sur la croix ce n'est pas simplement son corps physique mais c'est sa vie, toute sa vie.

Ainsi cette Parole du Christ signifie « c'est ma vie donnée pour que le monde ait la vie ».

Or, ne l'oublions pas, la volonté de Dieu c'est que le monde ait la Vie, une vie qu'Il nous donne par amour, une vie éternelle en pleine communion d'amour avec Lui, Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, plénitude de l'Amour.

Cette vie, Jésus la donne dans le plus grand sacrifice, celui de sa mort sur la croix.

Par sa résurrection, victoire de la Vie sur la mort, Jésus nous ouvre les portes de la Vie éternelle, il nous donne sa vie pour que nous aussi soyons porteurs de cette vie, pour que nous soyons en pleine communion avec lui dans l'amour infini de Dieu.

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

En cette simple Parole, Jésus nous dit tout. Lui qui est la Parole de Dieu, vivant auprès de lui de toute éternité, s'est incarné, est venu dans notre monde pour nous donner cette Vie et nous ouvrir les portes du Royaume éternel par son sacrifice, mort et résurrection.

Jésus vient nourrir notre vie en se donnant à nous comme une nourriture véritable, source de la vie éternelle.

Certes, il existe pour notre corps d'autres nourritures plus temporelles.

Mais elles sont illusion toutes les nourritures terrestres, aliments et biens matériels, toutes les richesses dont nous croyons pouvoir nous rassasier, souvent en excès.

Si elles sont parfois utiles pour donner des forces elles ne remplacent pas le corps et le sang du Christ, véritable nourriture pour notre être, pour notre âme.

Cette nourriture c'est le pain eucharistié, corps du Christ réellement présent dans les espèces ; cette nourriture c'est sa Parole, essence même de son être divin, le Verbe de Dieu.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. »

Mystère de l'eucharistie, paradoxe de la foi : ces paroles sont incompréhensibles humainement et pourtant elles nous font vivre. Il nous faut suivre le chemin que le Christ nous montre, vivre de sa Parole, la laisser nous nourrir et nous pénétrer, sans prétendre tout expliquer, vivre de son corps et de son sang, véritables présence de Jésus-Christ en nous.

Il y a là déjà une grande leçon : ce n'est pas dans les livres qu'il faut chercher l'explication de l'Eucharistie ; mieux vaut y participer, laisser le Christ nous entraîner dans son mystère de vie. Il vient en nous comme de toute éternité il est dans le Père et le Père est en Lui.

L'Eucharistie est un sacrifice de louange et d'action de grâces comme l'étaient les sacrifices de l'Ancienne Alliance, parce qu'elle est un sacrifice de réconciliation dans le sang de l'Agneau offert et immolé, un sacrifice de l'Alliance entre Dieu et son Peuple.

Communier au corps du Christ n'est pas un geste banal, pouvant paraître routinier, c'est une grâce qui nous est offerte et qu'il nous faut savoir accueillir, l'offrande de celui qui se donne totalement à nous pour notre salut et nous racheter de toutes nos fautes.

En ce temps de confinement où beaucoup ont participé à l'eucharistie à travers les ondes, vivant une période de « jeûne eucharistique », la communion de désir a ravivé et renouvelé le désir de communion, permettant ainsi de retrouver le sens profond de cette union intime avec le Christ Vivant.

Puissions-nous désirer recevoir ce sacrement et vivre du Christ présent en nous, qui nous envoie porter son amour à tous nos frères.

En cette fête du Saint Sacrement prions avec cette oraison de St Thomas d'Aquin :

« Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d'un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption.  » St Thomas d'Aquin

Père Jean-Hugues Malraison

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Dimanche 21 juin 2020 ;  12e  Dimanche du temps ordinairePrêtre de la paroisse

Mt 10, 26-33 «  Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme… »

Dans ce passage de l'Evangile, il s'agit du discours d'envoi en mission des 12 apôtres. Comme nous le savons, Jésus a choisi les douze, puis il les a envoyés pour annoncer la bonne nouvelle à toutes les nations.  Il leur a donné beaucoup d'instruction, pour l'accomplissement de leur mission. Il ne manque pas aussi de les prévenir  d'éventuels dangers : rejets, voire même persécution,  qu'ils   vont rencontrer dans leur ministère. Ils seront dénoncés, diffamés et même tués par les hommes. Devant tout cela, Jésus les invite à la confiance, et à ne pas avoir peur. Trois fois de suite, Jésus leur dit «  ne craignez pas …»

Jésus donne trois raisons de ne pas  avoir peur en mission. D'abord, leur mission consiste à  révéler en pleine lumière, en plein jour la Parole de Dieu ; ils seront témoins de la vérité. Ensuite, les apôtres doivent s'assurer de la sollicitude bienveillante de Dieu qui voit jusqu'au plus petit détail. Rien n'échappe à son regard bienveillant : « Même les cheveux de votre tête sont tous comptés ».

Et, la troisième raison de n'avoir  peur ni des hommes, ni de ceux qui tuent l'âme, c'est la récompense d'être reconnu par Jésus devant son Père qui est aux cieux.  « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi, je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux ». Le témoignage de vie, de foi et tous les efforts que nous menons pour vivre notre foi, pour vivre en enfants de lumière, ne restera pas sans récompense. Nous aurons en héritage la vie en Dieu par laquelle notre âme vivra éternellement

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l’âme ».  Cette parole de Jésus qui cherche à fortifier ses disciples,  est aussi un grand réconfort pour nous, lorsque la souffrance, le doute ou le désespoir touchent notre âme. Notre âme n'est pas sujette à la mort. C'est la raison pour laquelle Jésus parle de la vie éternelle. Elle vaut plus que celle d'ici-bas.

Cet appel de Jésus de ne pas avoir peur est une bouffée d'oxygène pour nous, disciples de Jésus d'aujourd'hui, en pleine tempête de crise sanitaire. Ne craignez  pas, mais faites attention quand même : être vigilant pour ne pas  rejeter sur Dieu toutes les responsabilités. En ce temps de pandémie, nous sommes invités à nous protéger autant que possible de ce virus qui tue tant du monde.  Et en même temps, nous sommes appelés à nous installer dans la confiance où  le Seigneur nous invite aujourd'hui. Nous n'avons rien à craindre, Dieu est  à nos côtés, il s'occupe de nous. Si Dieu se préoccupe des petits moineaux ; s'il est capable de s'intéresser au nombre de cheveux que nous avons sur la tête ; combien plus, est-il capable d'être à côté de nous à chaque seconde de notre vie.

Dans la vie de tous les jours, beaucoup des choses peuvent nous faire peur : telles la guerre,  la violence, la maladie, la peur de l'avenir et notamment la mort physique. Face à tout cela, nous pouvons compter sur le Seigneur,  surtout sur sa grâce en abondance qu'il nous donne par Jésus qui nous sauve de la mort éternelle, c'est-à-dire la mort de l'âme.

Frères et sœurs, accueillons avec foi cette confiance, cette assurance que le Seigneur nous donne aujourd'hui. « Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu'une multitude de moineaux ». N'ayons pas peur de témoigner notre foi ; n'ayons pas peur d'être témoins du Christ. «  Celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux ». Le Christ est-il capable de nous renier ? Non, il est capable de dire la vérité. En fait, il ne nous abandonne pas, peut-être, c'est nous qui l'abandonnons, « Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même » (2 Timothée 2,13).  Aide-nous Seigneur à rester ferme dans notre foi en Toi. Amen

Joachin

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Dimanche 28 juin 2020 ;  13e  Dimanche du temps ordinaire

HOMELIE DU 13e DIMANCHE DU T.O. / ANNEE A (Père Basile)

Père Basile

Père Basile

Depuis le 11e dimanche du temps de l'Eglise, nous lisons la partie de l'Evangile de Matthieu, où il est question de l'envoi des douze apôtres en mission. Le 12e dimanche, Jésus leur disait – et nous disait : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme ». C'était pour nous rendre forts au milieu des persécutions et des difficultés, qui ne manquent pas dans la vie d'un chrétien sous quelque forme que ce soit.

En ce 13e dimanche, à la fin du Discours de mission, Jésus promet une récompense à ceux qui lui resteront fidèles jusqu'au bout, dans leur pratique religieuse. Mais il nous donne d'abord d'autres exigences de la mission évangélique, lesquelles se résument en deux choses : Il faut préférer le Christ à toute chose … ; L'accueil est un signe de l'amour vrai.

1° Préférer le Christ à toute chose, à toute personne, et même à sa propre vie. Jésus le dit en une formule lapidaire dictant une exigence qui semble excessive et inhumaine : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi … ». Disons tout de suite que Jésus ne cherche pas par là à négliger l'amour que nous devons à nos proches. D'ailleurs dans un autre passage des Ecritures (Mc 7, 11-13), il dénonce l'hypocrisie de certains pharisiens qui, sous prétexte de servir Dieu, privent leurs familles de leur héritage légitime. Ce que Jésus nous demande aujourd'hui, ce n'est donc pas de haïr, mais d'aimer nos proches, non point selon les critères des hommes qui ont toujours tendance à soupeser, à évaluer, à comparer, mais à la manière de Dieu qui aime sans condition. « Etre digne de Jésus, c'est aimer selon son amour puisqu'en lui, Dieu se révèle comme don d'amour parfait ». Aimer sans calcul, sans compter comme Jésus nous l'a enseigné pour ressembler à Dieu, c'est-à-dire du fond de nos cœurs si bien que même le plus « petit » geste charitable comme donner de l'eau à boire, devient un signe merveilleux de don de soi comme l'obole de la veuve. Voilà ce que signifie « préférer Jésus », lui donner la 1ère place dans notre vie. Une fois que Dieu est ainsi aimé par-dessus tout, tous nos autres amours obtiennent un socle solide. Unis à Jésus déjà par le baptême, par lequel nous mourons au mal pour ressusciter à une vie nouvelle (2e lecture), nous pouvons alors dire avec saint Paul : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 19).

2° Etre accueillant comme signe de l'amour vrai. L'amour vrai n'est pas théorique, il se vit. C'est pourquoi Jésus, lui, ramène toujours au concret et à la simplicité : « accueillir », « donner un simple verre d'eau fraîche ». Dans la 1ère lecture, nous avons un bel exemple d'accueil : la femme de Sunam qui hébergeait le prophète de Dieu. Sa vertu d'hospitalité, désintéressée, est finalement récompensée par Dieu (comme l'avait été celle d'Abraham et Sara, à Mamré) : alors qu'elle est stérile, le prophète lui annonce la naissance prochaine d'un fils.

Dans notre monde d'anonymat, d'individualisme, de tels gestes d'hospitalité, d'ouverture à autrui ne sont pas faciles. Nombreux dans nos sociétés de peur, de soupçon, d'égoïsme sont ceux qui s'enferment sur eux-mêmes. Pas de partage, pas d'attention aux autres, ni même parfois une simple salutation. Méfiance totale ! Rappelons-nous que cela est contraire à l'Evangile où Jésus nous demande aujourd'hui de lui donner la priorité dans notre vie, de prendre exemple sur lui qui est amour, un amour qui se donne et qui accueille. Les gestes par lesquels il nous demande de nous manifester comme chrétiens sont petits aux yeux des hommes, mais lorsqu'ils sont remplis d'amour, ils ont valeur d'éternité. Alors ne négligeons aucun d'eux.

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14ème Ordinaire A

Thierry MERLE (Diacre)

Après l'évangile de dimanche dernier qui demandait la radicalité de l'amour, voici notre Seigneur qui nous délivre la beauté du plan de Dieu pour l'homme : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants,tu l'a révélé aux tous petits ». Encore une fois, le Christ prend le contre pied de ce qui fait toujours et encore l'objectif de bien des vies : être instruit pour mieux comprendre : le monde et ses enjeux, les civilisations, le fonctionnement de la société, mais aussi le pourquoi d'une certaine attraction de la spiritualité et des choses qui ne se voient pas. Déjà, l'ensemble de ces questions se posaient à ceux qui avaient pignon sur rue à l'époque du Christ, ceux qui avaient pour eux le savoir, et qui en imposaient aux autres.

Mais là, le Christ vient nous surprendre : la foi n'a rien à voir avec l'intelligence, rien avoir avec le niveau d'études, rien à voir avec le pouvoir. Non, l'amour de Dieu se donne, librement, gratuitement, à tous ceux qui veulent écouter, en tendant l'oreille et plus encore en donnant leur cœur. Il est vrai que depuis plus d'un siècle, le développement de la science et des techniques met à l'honneur la raison, l'expérience, la déduction et l'analyse. Mais depuis un siècle, la condition de l'homme devant son destin n'a guère changé, et la pandémie qui a sévit et qui peut encore sévir montre l'homme prisonnier de son destin, et prisonnier de ses peurs.

Dieu se donne librement et gratuitement par son évangile, par le pain de vie que l'on vient prendre, gratuitement… Avec Dieu rien ne s'achète, rien ne se paye, mais tout se donne. La vie se donne, gratuitement, et encore faut-il pour la donner, un acte d'amour…

Alors il est vrai que nous sommes tous chargés par le fardeau de la vie. Souvent même trop chargés. Et combien de nos contemporains reportent sur Dieu le poids des jours plutôt que de venir à lui ;  car c'est bien lui qui peut procurer le repos. Repos des échecs, repos du stress, repos des difficultés, ce repos incompris de tant de régimes politiques au XIXème siècle qui ne voyaient dans l'évangile que le dos à courber, alors qu'il ne fait que relever l'homme. Oui, le fardeau et le joug est, avec Dieu facile à porter, car avec lui, ce n'est ni le fatalisme, ni la propension à la révolte qui permettent de sortir provisoirement d'un cercle infernal, mais bien le soutien d'un Dieu attentif qui sait, nous le savons, répondre à nos attentes les plus secrètes, mais aussi les plus puissantes.

Certes, quand nous prions, et je le dis à Manon et à Océane qui allez être baptisées, avec toutes vos questions sur la foi, mais aussi à vous tous présents dans cette église, oui, quand nous prions, nous n'avons que très rarement ce que l'on demande, il faut l'accepter ; par contre, quand nous prions, nous avons toujours ce que l'on espère.

Thierry Merle diacre     05 07 2020

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QUINZIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE “A”

Père Davy

Père Davy

Isaïe (55, 10-11) ; Psaume 64 (65) ; Romains (8, 18-23) ; Matthieu (13, 1-23)

MEDITATION

« Voici que le semeur sortit pour semer ». En Jésus, le Ciel de Dieu rejoint la terre des hommes. Par sa proclamation de l'Evangile, Bonne Nouvelle, le désir de Dieu est semé dans le cœur de l'humain. Avec la semence, Parole éternelle du Père, Jésus ouvre le monde aux joies de la vraie vie. Verbe de Dieu, Jésus-Christ, accorde aux hommes et aux femmes de notre temps de communier saintement à l'amour divin que ta Parole révèle : Parole de vérité qui libère, Parole de grâce qui sauve, Parole de justice qui convertit.

« Voici que le semeur sortit pour semer… ». Comme la pluie et la neige qui descendent des cieux et n'y retournent sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer… ainsi est le Seigneur qui ne cesse de répandre sur sa création les bienfaits de ses bénédictions. Seigneur, notre unique et seule espérance, accorde à ton Eglise d'être le sacrement de tes grâces et largesses pour un monde vivant selon la lumière de ta Parole.

« Voici que le semeur sortit pour semer… ». Comme la création qui attend avec impatience la révélation des fils de Dieu… ainsi est appelé le baptisé, dans le monde actuel qui gémit et passe par les douleurs d'un enfantement qui dure, à être témoin de foi qui éclaire, pèlerin d'espérance qui relève, présence d'amour qui édifie. Esprit Saint, Souffle du Père et du Fils, accorde aux chrétiens que nous sommes d'ouvrir, ici-bas sur terre, les voies de la conversion authentique.

« Voici que le semeur sortit pour semer… ». De quelle manière, aujourd'hui, je travaille pour que le Nom du Seigneur soit glorifié, c'est-à-dire connu, aimé et servi ? Comment, jour après jour, j'accueille la Parole du Seigneur ? Avec quelles dispositions, d'esprit et de cœur, je coopère aux appels de l'Esprit Saint de Dieu ? Quel semeur, je suis ? Dans un monde qui fatigue vite et perd la force d'avancer, que me dit-elle, cette liturgie de la Parole, de la vertu d'espérance ?

Père Davy B.B.         12 07 2020

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