Paroisse St Pierre en Pays Roussillonnais diocèse de GRENOBLE VIENNE (38)

COVID-19 – Historique des homélies et méditations du Temps Pascal 2022

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2ème Dimanche de Pâques, Dimanche de la Divine Miséricorde  24/04/22

« La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

C'est la demande faite par le Christ à Sœur Faustine Kowalska lorsqu'il lui est apparu en Pologne en 1931.

Lors de cette apparition le Christ a demandé à Sœur Faustine de faire connaître au monde la profondeur de la Miséricorde divine, l'immensité du pardon toujours offert et ce à travers quatre dévotions qu’il lui recommande d’annoncer.

       1 –  Réciter le chapelet de la Divine Miséricorde.

       2 – Honorer l’image de Jésus Miséricordieux, avec l’inscription “Jésus, j’ai confiance en Toi!”

       3 – Célébrer le Dimanche de la divine Miséricorde :

« Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la Fête de la Miséricorde. / Qui s’approchera, ce jour là, de la source de vie, ( l'eucharistie ) obtiendra la rémission de ses fautes. »

      4 – Vénérer l’heure de la miséricorde :  « A trois heures (de l'après midi), implore Ma Miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs. Et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans Ma Passion, en particulier au moment où j’ai été abandonné lors de Mon agonie !

C’est là une heure de grande Miséricorde pour le monde entier. /  en cette heure, Je ne saurais rien refuser à l’âme qui prie par Ma Passion ».

C'est pourquoi, lors de la canonisation de Sœur Faustine le 30 avril 2000, le Pape St Jean Paul II a institué la fête de la Divine Miséricorde pour l'Église universelle, le 2è dimanche de Pâques, que nous célébrons aujourd'hui.

«Dans la miséricorde de Dieu, le monde trouvera la paix et l’humanité trouvera le bonheur». déclare le Pape St Jean-Paul II

Et Le Pape François ajoutera « La miséricorde de Dieu n'est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour.comme celui d'un père et d'une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d'eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d'un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d'indulgence et de pardon ».

Le monde a besoin de miséricorde, nous avons tous besoin de miséricorde.

C'est ce que Jésus va montrer à ses apôtres lors de son apparition le soir de Pâques. Ainsi par la salutation lorsqu'il leur apparaît, « la paix soit avec vous », Jésus ressuscité dit ce qu'il est capable de faire. Il vient apporter la paix non seulement aux disciples, mais à tous les hommes, cette paix intérieure qui n'est pas un simple moment de calme, mais la plénitude de l'Amour du Père.

Cette paix que l'on reçoit juste avant la communion avec cette invocation qui en donne tout le sens « Seigneur Jésus tu as dit à tes apôtres : « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » ; ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église »… Paix et miséricorde vont de pair.

Pour mettre en œuvre cette action de miséricorde, de pardon et de paix, le Christ vivant institue ses disciples comme ministre de la réconciliation.

En soufflant sur les apôtres pour leur donner l'Esprit-Saint, Jésus leur confie une mission : remettre les péchés ou les maintenir selon les dispositions du cœur de ceux auxquels ils s'adressent.

« Recevez l'Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus » (Jn 20,23).

Cette mission d'être ministre et témoin de la miséricorde de Dieu, éclairée et fortifiée par le don de l'Esprit Saint, c'est ce que l'Église reçoit pour être mise en œuvre au milieu des hommes, nous dit le cardinal André Vingt-Trois.

La miséricorde de Dieu n'est pas un simple effacement du mal que nous pouvons faire. Elle est un signe de puissance, c'est la mise en œuvre de la capacité d'Amour infini que Dieu a de surmonter notre péché, de l'assumer et de le vaincre, à condition que nous soyons disposés à nous reconnaître pécheurs et à nous tourner vers cette infinie miséricorde. Dieu nous ouvre les portes du salut, non pas en fonction de nos mérites, mais en fonction de son amour toujours premier.

Si la miséricorde conduit de manière privilégiée au sacrement de la réconciliation, elle ne se réduit pas seulement au pardon, elle est le lieu où l'on peut faire avec certitude l'expérience de cette action amoureuse de Dieu qui vient guérir le cœur de l'homme blessé par le mal qu'il est capable de commettre.

Ainsi, cette certitude de la miséricorde de Dieu, donnée en son Fils ressuscité, est une source de joie, comme nous le dit l'évangile de Jean : « quand les disciples voient le Seigneur, ils sont remplis de joie » (Jn 20,20).

La vue du Seigneur ressuscité est la garantie de la victoire de l'amour sur la haine, de la victoire de la vie sur la mort, de la victoire de Dieu sur le mal.

C'est pourquoi, tous ceux qui sont disciples du Christ et qui ont foi en la résurrection, ne peuvent pas vivre autrement que dans la paix que Jésus leur donne et dans la joie que leur procure sa présence.

Laissons nous donc toucher par l'infinie miséricorde de Dieu, et revenons à Lui pleins de joie avec un cœur contrit et converti.

En ce dimanche de la miséricorde, nous débordons de cette joie et nous rendons grâce à Dieu qui nous relève et qui nous renouvelle.

Confions-nous à sa miséricorde pour qu'à son école, nous apprenions à notre tour à être miséricordieux.

Père Jean-Hugues Malraison

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Thierry MERLE (Diacre)

3ème de Pâques C

Frères et sœurs, nous voici, en ce temps pascal, à pèleriner, dimanche après dimanche à la rencontre du ressuscité. Aujourd'hui, c'est au bord d'un lac qu'il nous donne rendez-vous avec ses disciples. Hier c'était sur un chemin, ou dans une maison verrouillée… Mais c'est toujours lui, que les disciples ont pourtant tant de mal à reconnaitre…

Deux enseignements de premier ordre sont donc à retenir en compagnie du Christ ressuscité : le premier vaut aussi -et je dirai surtout !- pour notre vie qui nous attend après le départ de ce monde. Nous allons proclamer dans le Credo, « Je crois en la résurrection de la chair » Nous pouvons avoir du mal à imaginer cette résurrection, tant cela nous paraît éloigné de la réalité de la mort. Alors la rencontre des apôtres avec leur maître dans les jours et semaines qui suivent la résurrection sont à lire avec attention, d'autant que Jean, aujourd'hui, mais aussi Mattieu, Luc et Marc, disent tous quatre la même chose : Les apôtres ne reconnaissent pas le Christ avec lequel ils ont vécu pendant 3 ans, son physique n'était donc plus le même. Et en même temps, il se laisse toucher, et il mange même avec eux. Il apparait et disparait d'une façon incompréhensible pour un vivant.

Ce corps de ressuscité n'est donc plus de ce monde ; il n'obéit plus aux règles de la vie sur terre, qui sont inséparablement liées -et la science nous le dit- au temps, à l'espace et à la matière. Toute réalité dans ce monde est en effet prisonnière du temps et de l'espace, et n'existe que par la matière. Ce corps du ressuscité est donc en dehors de cette réalité. Comme Dieu, qui a une réalité non spatiale, non temporelle et non matérielle. Et comme nos défunts. Il revient donc au Christ de donner des preuves après sa résurrection ; il est fils de Dieu, à lui les miracles et les preuves pour solidifier la foi, pour la « coller » à ses apôtres.

Mais, -et c'est le deuxième enseignement-, toute preuve qu'apporte le Christ à ses apôtres n'est pourtant pas suffisante pour donner la foi. Car la foi n'est pas de l'ordre de la démonstration ou de la logique. Elle ne vient pas par la preuve. Non, elle est une rencontre, une rencontre avec le Christ, comme l'expérimentent les apôtres dans l'évangile ; et une rencontre qui se fait, dans le don, et dans l'amour. Et c'est ainsi que le Christ, dans ce même évangile, après avoir pris quantité de poissons leur donne du pain. Donner, quel beau verbe ! Et peu après, il questionne Pierre, en lui demandant si il l‘aime. Et il faudra que la question lui soit posée trois fois, pour qu'il prenne conscience que la foi, c'est l'amour et le don de la personne.

Ainsi, le Christ va-t-il bâtir son Eglise sur celui qui l'avait renié trois fois. Et même si, dans l'histoire qui se déroule jusqu'à nos jours, certains de ses membres vont le renier encore et encore, l'épreuve de vérité devant la face du Christ qui demande l'amour et le don est inévitable. D'ailleurs, l'amour et le don dépassent ce que l'on peut attendre des normes établies dans ce monde pour ceux qui font autorité. Si Pierre est choisi par le Christ pour devenir le roc sur lequel celui-ci veut édifier son Eglise, ce n'est pas en raison de ses qualités d'organisateur, de visionnaire ou de tribun. Il est établi Berger des brebis parce qu'il est capable de répondre à Jésus, qu'il a pourtant trahi au moment de la passion : « …Tu sais bien Seigneur que je t'aime ». Là est le secret de la foi. Et au-delà de nos péchés, là est notre véritable force ; là est la sève qui nous nourrit.

Frères et sœurs, aujourd'hui comme il y a 2000 ans, le Christ nous propose l'amour et le don. Ne nous privons pas de les donner au monde. La foi n'est que jeunesse !

Thierry Merle
Diacre

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Père Basile

Père Basile

IVe DIMANCHE DE PAQUES

En ce 4e dimanche de Pâques dit Dimanche du Bon Pasteur, nous lisons un extrait de l'évangile de saint Jean où Jésus se présente comme le Bon Pasteur. Cela a dû surprendre son auditoire. Comment pouvait-il en effet s'attribuer un titre réservé à Dieu lui-même ? Certes, déjà les rois et les princes de l'Orient ancien s'attribuaient de temps à autres ce qualificatif digne des plus grands guides : ils se considéraient comme les pasteurs des nations. Mais c'est Dieu lui-même qui s'est montré digne d'être appelé Bon Pasteur au moment de la Pâque du peuple hébreu, au temps de la libération du joug égyptien. Le pasteur est un libérateur, et ce libérateur, c'est Dieu, comme en témoignent les prophètes (cf. Ez 34, 15 sq) et les Psaumes (cf. Ps 77, 52), dont celui du jour, où nous lisons : « Nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau » (Ps 99, 3).

Pour les Juifs, c'est une prétention de la part de Jésus que de déclarer qu'il se tient à la place de Dieu, dans son rôle et sa fonction libératrice. Mais si ces Juifs qui l'interrogeaient ne pouvaient pas comprendre les propos de Jésus, nous, nous le pouvons à la lumière de la célébration de Pâques : sa résurrection nous a manifesté sa puissance libératrice ; Jésus est bien le maître de la vie, il est le guide, le Bon Pasteur. Tout comme son Père, car « Le Père et moi, nous sommes UN », dit-il dans l'évangile de ce dimanche.

Oui, Jésus est le Bon Pasteur, parce qu'il donne la vie éternelle à ses brebis que nous sommes. C'est quoi ‘‘ la vie éternelle'' ? Eh bien, c'est être dans la main de Dieu. Une main paternelle et tendre qui essuie toute larme de nos yeux, ainsi que nous l'avons entendu dans la seconde lecture. Et comment obtenir cette vie qui ne finit pas ? La réponse, Jésus nous la donne dans l'Evangile : il faut être de ceux qui écoutent la voix du Berger, c'est-à-dire de ceux qui accueillent sa Parole avec joie. Ceux qui, d'une attention aimante et humble, écoutent le ‘‘point de vue'' de Dieu sur toutes choses. L'écoute devient ainsi obéissance aux commandements qui nous sont donnés par le Bon Pasteur, et finalement suite du Christ qui dit : « Mes brebis me suivent ». Il s'agit de laisser la Parole de Jésus transformer nos vies, de mettre nos pas dans ses pas, de nous attacher de toute notre vie à Celui qui nous aime et que nous aimons. Je crois que cela devrait nous interroger : Quelles brebis sommes-nous ? Nous laissons-nous entraîner avec joie et docilité par le Bon Berger vers les pâturages de la vie éternelle ?

Tout en cherchant à répondre à ces questions fondamentales qui engagent notre vie de chrétiens, n'oublions pas qu'en ce dimanche du ‘‘Bon Pasteur'', nous sommes appelés à prier particulièrement pour la vocation sacerdotale, pour les pasteurs de l'Eglise. Ils ont besoin de la prière des brebis de Dieu qui sont à leur charge, ils ont besoin d'être bénis et éclairés par le Pasteur par excellence pour remplir leur mission avec passion et générosité. Mais n'oublions pas non plus que l'appel à s'occuper du peuple de Dieu est adressé personnellement à chacun. Il s'agit de la « vocation divine », laquelle se veut universelle. C'est « un appel que tout baptisé doit s'efforcer de discerner et de rejoindre par une bonne disposition. Le service de Dieu nous concerne tous. L'Eglise a besoin des bénévoles qui consacrent leur temps aux différents services. Des chrétiens qui prêtent l'oreille à la voix du Seigneur et répondent à son appel. Une paroisse ne peut tenir que grâce à des personnes dévouées qui la rendent dynamique. Il y a mille et une façon de le faire, c'est à nous de trouver notre propre vocation, notre propre voie. À chacun sa vocation ! Dieu nous invite à nous engager pour une cause en y investissant le meilleur de nous-mêmes, selon nos capacités, pour que la foi soit vivante. […] ». Certains d'entre nous le font déjà comme animateurs de tel ou tel groupe, comme bénévoles à l'EHPAD, au Secours Catholique, comme membres de l'équipe funérailles, etc. C'est là déjà une manière de participer à la charge pastorale pour le salut des âmes.

Que le Seigneur nous aide à nous lancer avec courage sur ce chemin de service. Qu'il nous aide à bien discerner son appel et à y répondre avec l'énergie du cœur.

Père Basile
08 mai 2022

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Bernard BUISSON – Diacre

MEDITATION  du 5ème dimanche de Pâques C

Actes 11,21-27 Ap 21,1-5  Jean 13,31-35

Je  vous avoue  avoir été pris de vertige à la lecture des textes de ce jour pour préparer ce commentaire. En effet comment avoir l'audace d'ajouter quoi que ce soit à l 'Evangile, et en particulier, aux deux dernières phrases -testament prononcées par Jésus à l'endroit de ces disciples :

«  Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez vous les uns les autres. »

 Et encore : «  A ceci, tous reconnaîtront  que vous êtes mes disciples ; si vous avez de l'amour les uns pour les autres »

C'est une montagne à gravir que ces deux phrases,  car c'est l'essentiel du message chrétien, une spécificité chrétienne sans doute, mais une exigence hors d'atteinte de nos capacités humaines.

Alors, comme le cheval dans le manège qui refuse l'obstacle, je l'ai contourné, en empruntant des chemins  détournés avant d'aborder la montagne.

Voici le récit de cette dérobade :

Depuis Pâques nous baignons,  heureusement, dans les récits de la Résurrection : le retour du Christ, dans un local aux portes verrouillées, où Thomas deviendra le parangon du doute; la pêche  abondante et la gêne de Simon-Pierre, nu devant le Ressuscité, ou encore  la peine de ce même Simon-Pierre face au  triple questionnement de Jésus : « Simon, fils de Jean m'aimes tu vraiment ? »

Et alors que les Actes des apôtres nous  plongent  dans l'univers des Douze, devenus orphelins,  qui s'organisent pour  porter seuls  la mission et  poser les bases de l'Eglise Universelle que nous connaissons.

Voici  qu'aujourd'hui, l'Evangile nous ramène au dernier repas de Jésus, avant sa passion et sa mort.

Les spécialistes nous expliqueront qu'il n'y a pas de contradiction dans cet anachronisme.

A savoir : l'Evangile de Jean a été écrit à la fin du premier siècle. A cette époque, la filiation de Jésus, sa mort, sa résurrection  sont communément admises.

Jean et les rédacteurs associés  se sont attachés  à établir la véritable identité de Jésus avec des scènes imagées, précises, habitées, où chacun peut se reconnaître.

Ce qui nous vaut : les Noces de Cana, la Samaritaine, la multiplication des pains, la marche sur les eaux, la résurrection de Lazare, le lavement des pieds, la Maison du Père, la Vigne et les sarments, …

Mais, il faut gravir la montagne.

Dans ce passage de l'Evangile de St jean, le discours d'adieu, Jésus qui sait sa mort prochaine, livre à ses disciples un testament comminatoire.

« Je vous laisse un commandement nouveau  C'est de vous aimer les uns les autres. » 

Quel est donc ce commandement nouveau ?

Pas si nouveau, en fait !

Dans le livre du Lévitique (un des livres de la Loi (LV19, 18), nous lisons :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même », complément du DT 6,5, Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme…)

Pourtant ce commandement est bien nouveau puisqu'il est apporté par le Christ en signe de la Nouvelle Alliance faite par Dieu avec l'Humanité

Cette Nouvelle Alliance  indestructible,  inscrite au plus profond de l'être : C'est Jésus-Christ

Le fils de Dieu, Dieu lui-même.

Lisons le prophète Jérémie (JR 31,33) «  Cette Nouvelle Alliance est différente de celle que j'ai conclue avec vos pères. Eux l'ont rompue, dit le Seigneur, je déposerai  mes directives au fond d'eux-mêmes, Les  inscrivant dans leur être. Je deviendrai Dieu pour eux, et eux deviendront un Peuple pour moi. »

L'alliance avec Moïse est une alliance de Promesse

La Nouvelle alliance en Jésus-Christ est une alliance de  Communion

« Comme je vous aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres »

Que pouvons savoir  du « Comme je vous ai aimés »?

Nos mots humains ne sont pas à la hauteur de l'amour divin qui est sans limite, sans condition, total, parfait, extrême (St Paul). Un amour qui pardonne même aux ennemis. Un amour qui va jusqu'au don de sa vie.

Dieu donne son fils par amour

Jésus  donne sa vie par amour pou nous

Comme le Père m'a aimé, moi-aussi je vous ai aimés (Jean15, 9)

Il s'agit d'un amour théologal ; comme Dieu seul sait aimer

Même la belle envolée  de Saint Paul aux Corinthiens, que nous lisons si souvent pour les mariages est impuissante à  traduire l'amour de Dieu, sauf dans sa conclusion : L'amour ne passera jamais.

Maurice Zundel a cette belle formule pour traduire cette éternité de l'amour,  qui nous fait naître de Dieu, vivre par Dieu, ressusciter en Dieu :

« L'anneau d'or des fiançailles éternelles »

Encore  faut-il  donner son vrai  sens au mot amour, quand  nous n'en possédons qu'un seul pour parler de l'amour oblatif, de l'amour possessif, de l'amitié, voir des préférences sensorielles. On n'aime pas de la même façon, Dieu, ses parents, son conjoint, ses enfants, ses amis, un dessert au chocolat ou une toile de maître.

Alors ! Difficile d'aimer comme Dieu nous aime ?

Très difficile ! Mais nous pouvons suivre le conseil que nous donne le philosophe, prêtre, Maurice Bellet : « Vous commencerez par le respect »

Si nous respectons l'autre, différent, nous commencerons à suivre le Christ, à notre mesure et en vérité. Nous commencerons à vivre ce que disait Mgr De Roubaix, évêque : «Je rêve d'une Eglise de laquelle on dira, non pas : «  voyez comme ils sont organisés, mais Voyez comme ils s'aiment »

Peut-être nous reconnaitra-t-on comme les disciples du Christ ?

Amen

Bernard Buisson,  diacre
15.05.2022

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Père Davy

Père Davy

MEDITATION DU 6E DIMANCHE DE PAQUES. ANNEE « C »

Actes des Ap. (15, 1-2. 22-29) ; Ps 66 (67) ; Apocalypse (21, 10-14. 22-23) ; Jean (14, 23-29)

« Quand l'amour nous porte… »

Quand l'amour nous porte, notre cœur, humble demeure de Dieu (Père, Fils et Esprit Saint) et toujours en désir, cherche dans la ferveur de la grâce à s'établir là où se trouvent les éternelles joies. La liturgie de ce 6E dimanche de Pâques ouvre, (à nous, pour nous et en nous), le chemin ainsi providentiel pour réaliser cette quête et atteindre cette espérance. Et seul bien l'amour, rien d'autre que l'amour ne peut nous faire avancer vers cette félicité.

Quand l'amour nous porte, nous sommes rendus capables de réaliser par toute notre vie la sainte volonté de Dieu. Celle qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Comme pour la Première Eglise, la Communauté Apostolique. Et c'est seulement dans un esprit de collégialité, de communion et de dialogue que la synodalité (le marcher, prier et servir ensemble) peut être une réalité aujourd'hui. A la lumière de la grande assemblée de Jérusalem, puissions-nous être à l'écoute de l'Esprit Saint.

Quand l'amour nous porte, comme l'aigle qui vole si haut ainsi notre esprit peut s'élever pour atteindre les hauteurs de la Ville sainte, la Jérusalem céleste. Et voir de nos yeux, le sanctuaire, le cœur de la Ville même : le Seigneur Dieu, Souverain de l'univers, et l'Agneau.  Vivre aujourd'hui, au milieu de tant de bouleversements et dans un monde dévoré par la mondanité, c'est savoir élever l'esprit et s'illuminer de la gloire de Dieu. C'est pouvoir s'accorder au Ressuscité, sacrement de l'amour infini du Père. C'est avoir l'Agneau pour Seul Maître et Seigneur.

Quand l'amour nous porte, la fidélité à la Parole de Dieu est vivante. L'Esprit Saint nous est alors donné pour actualiser et féconder en nous ce que Jésus à dit à ses premiers disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas à la manière de ce monde que je vous la donne ». La Paix de Jésus, « Je vous laisse la paix », un héritage à fructifier, puis à partager. La Paix de Jésus, « Je vous donne ma paix », un don à accueillir, puis à vivre.

Quand l'amour nous porte, Dieu, notre Dieu, nous bénitque son visage s'illumine pour nouset que la terre tout entière l'adore ! 

Père Davy
22/05/2022